Attiéké des Lagunes : un patrimoine ivoirien à valoriser sur les marchés nationaux et internationaux

Le directeur de la Valorisation et de l’Innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Charlemagne Nindjin, a animé le jeudi 5 mars 2026 une conférence à l’Université Nangui Abrogoua consacrée à la promotion de l’Attiéké des Lagunes, produit emblématique de la gastronomie ivoirienne.

Cette rencontre a mis en lumière l’importance de ce mets traditionnel, enregistré en 2023 au label Indication géographique protégée (IGP) par l’Organisation africaine de la Propriété intellectuelle (OAPI). Elle a réuni le groupement IGP des femmes productrices d’attiéké des Lagunes issues notamment des zones de Grand-Lahou, Abidjan, Jacqueville et Dabou, ainsi que l’Association nationale des Restaurateurs et Kiosques d’Attiéké de Côte d’Ivoire (ANAREKA-CI), des chercheurs et des participants connectés par visioconférence.

Pour Charlemagne Nindjin, la promotion de l’attiéké des Lagunes est essentielle afin de permettre aux productrices de mieux tirer profit de la qualité de leur production. Il a souligné que cette valorisation peut passer par la participation à des foires, des forums, des expositions et même des circuits touristiques permettant de faire connaître davantage ce produit au-delà des frontières ivoiriennes.

Il a également recommandé de renforcer l’identité du produit à travers des emballages attractifs et sécurisés, tout en visant des marchés de niche, notamment auprès de consommateurs prêts à payer un prix plus élevé pour un produit authentique et de qualité.

Produit identitaire et culturel, l’attiéké des Lagunes contribue au développement des zones de production et participe à la promotion du patrimoine culinaire ivoirien. Sa valorisation pourrait ainsi renforcer la commercialisation, créer de la richesse et générer davantage d’emplois.

La présidente du Conseil d’administration du groupement IGP des femmes productrices d’attiéké des Lagunes, Colette Badjo Nébavi, s’est réjouie de l’intérêt que l’État accorde à ce produit. Elle a indiqué que le groupement regroupe 167 villages et près de 16 000 femmes, pour une production annuelle de plus de 100 000 tonnes d’attiéké, représentant environ 100 milliards de FCFA.

De son côté, la secrétaire générale de l’ANAREKA-CI, Eynoux Ezia, a salué cette initiative scientifique qui permet aux restaurateurs de mieux comprendre les enjeux liés à ce produit. Elle a annoncé que l’association prévoit d’organiser des ateliers et des formations pour renforcer les compétences de ses membres et améliorer la qualité et la sécurité sanitaire des établissements.

À travers ces initiatives, les acteurs du secteur entendent mieux valoriser l’attiéké des Lagunes et renforcer sa place dans l’économie et la culture de la Côte d’Ivoire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut