Climat : des experts ivoiriens renforcent leurs capacités pour mieux suivre les émissions liées à l’utilisation des terres

Une quarantaine d’experts nationaux membres du Groupe de Travail Agriculture, Foresterie et autres Affectations des Terres (AFAT) ont pris part, du 11 au 13 mars 2026 à Jacqueville, à un atelier de renforcement des capacités consacré aux méthodologies de remplissage des matrices 1 an et 20 ans du secteur AFAT.

Ces outils techniques jouent un rôle essentiel dans l’analyse des émissions et absorptions de gaz à effet de serre liées à l’utilisation des terres. La matrice 1 an permet d’évaluer l’évolution annuelle des émissions et absorptions, tandis que la matrice 20 ans sert à analyser les tendances sur une période plus longue, généralement deux décennies.

Cet atelier a été organisé par le Ministère de l’Environnement et de la Transition Écologique de Côte d’Ivoire avec l’appui du Projet Transition Bas Carbone, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Expertise France.

Représentant le Ministère des Eaux et Forêts de Côte d’Ivoire, le sous-directeur du Cadastre forestier et de la Cartographie, le commandant Souleymane Traoré, a souligné que ce renforcement des capacités contribuera à consolider la participation du secteur AFAT à l’opérationnalisation du système national de transparence climatique. Il permettra également d’appuyer la mise en œuvre de la Contribution déterminée au niveau national, notamment la CDN 3.0, ainsi que la préparation du deuxième Rapport biennal de Transparence (BTR 2).

De son côté, le chef de projet Transition Bas Carbone, Guillaume Vermeulen, a réaffirmé l’engagement de Expertise France à accompagner le gouvernement ivoirien dans la consolidation d’un système de transparence climatique robuste, opérationnel et reconnu à l’échelle internationale.

Selon les experts, cette formation devrait avoir des retombées positives pour les populations. Des données fiables sur l’utilisation des terres permettront notamment de mieux orienter les politiques d’adaptation agricole, afin de protéger la sécurité alimentaire et les revenus des producteurs.

Par ailleurs, un suivi rigoureux des changements d’affectation des terres constitue un levier important pour freiner la dégradation des ressources en eau et lutter contre la pauvreté en milieu rural.

Enfin, la production de rapports de transparence conformes aux exigences internationales, notamment dans le cadre des CDN et du BTR, constitue une condition essentielle pour accéder au Fonds vert pour le climat. Ce mécanisme international a pour mission d’aider les pays en développement à atteindre leurs objectifs climatiques en finançant des projets concrets au bénéfice direct des populations.

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