Crise des engrais : Bruno Nabagné Koné sonne l’alerte et pousse pour une riposte régionale

Abidjan, 23 mars 2026 – Face à la pression croissante sur les systèmes agricoles ouest-africains, les ministres de l’Agriculture de la sous-région montent au front. Le ministre ivoirien Bruno Nabagné Koné a pris part, ce lundi depuis son cabinet, à une conférence téléphonique stratégique réunissant ses homologues de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine et du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel.

Au cœur des échanges : l’urgence de bâtir une réponse coordonnée face à la flambée des coûts de l’énergie et à la raréfaction des engrais, deux facteurs majeurs qui menacent directement la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans une intervention ferme, Bruno Nabagné Koné a plaidé pour un virage stratégique en faveur de la production locale d’engrais. Il a insisté sur la nécessité de capitaliser sur les initiatives existantes, tout en appelant à une mobilisation accrue du secteur privé pour soutenir cette dynamique.

« Nous sommes disposés à soutenir toute initiative favorisant une production sous-régionale d’envergure », a-t-il déclaré, soulignant l’impératif de réduire la dépendance aux marchés internationaux, de plus en plus instables.

Le ministre a également abordé la question sensible de la fiscalité sur les engrais, révélant des ajustements en cours au plus haut niveau de l’État. « Nous sommes passés d’un taux de TVA de 0 % à 18 %, avant de revenir à 9 %. Des discussions se poursuivent pour un retour à une exonération totale », a-t-il précisé, dans l’optique de rendre ces intrants plus accessibles aux producteurs.

Dans un contexte marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement, cette concertation régionale apparaît comme une étape clé pour sécuriser les campagnes agricoles à venir et préserver la souveraineté alimentaire des États de la sous-région.

RK

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