Égalité entre héritiers : les clés pour éviter les conflits familiaux

Abidjan, le 10 mars 2026 – La sous-directrice de la documentation à la Direction des études, de la législation et de la documentation au Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Marie Estelle Bomo N’Goran, a réaffirmé ce mardi 10 mars que le droit des successions en Côte d’Ivoire garantit l’égalité entre les héritiers, conformément aux parts fixées par la loi. Elle intervenait dans le cadre de la tribune d’échanges et d’information « Tout Savoir Sur », organisée par le Centre d’information et de Communication gouvernementale (CICG).

Selon Marie Estelle Bomo N’Goran, à la mort d’une personne, tous ses enfants disposent des mêmes droits, indépendamment de leur sexe ou de leurs conditions de naissance. « Si un homme décède en laissant des enfants et que ses proches, y compris sa famille, refusent de reconnaître leurs droits, cela ne remet pas en cause le principe d’égalité », a-t-elle expliqué. Elle a insisté sur le fait que toute personne victime de spoliation doit saisir le tribunal pour faire valoir ses droits.

La conférencière a également rappelé qu’en l’absence de testament, la loi fixe un ordre de priorité pour déterminer les héritiers : d’abord les enfants et descendants, ensuite les parents et frères et sœurs, puis les autres ascendants et collatéraux jusqu’au sixième degré. Quant au conjoint survivant, il hérite également, sauf s’il est séparé de corps par un jugement passé en force de chose jugée.

Enfin, Marie Estelle Bomo N’Goran a souligné que la succession ne se limite pas au patrimoine d’une personne décédée, mais englobe également le processus de transmission à ses héritiers. Une mauvaise compréhension ou un règlement inadéquat peut souvent générer des conflits prolongés entre héritiers, soulignant ainsi l’importance d’une bonne connaissance du droit successoral ivoirien.

LM avec CICG

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