Environnement/L’ancienne décharge d’Akouédo, transformée en parc urbain

Des journalistes membres de l’ONG Confrères Journalistes ont effectué, samedi 6 décembre, une visite guidée de l’ancienne décharge d’Akouédo, aujourd’hui métamorphosée en parc urbain. Cette excursion s’inscrit dans le cadre du vaste projet de valorisation des déchets mené par le gouvernement ivoirien, avec l’appui technique de PFO Africa.
Conduite par Yocolé Kouadio Elvis, directeur des travaux du projet Akouédo au sein de PFO Africa, la délégation a pu mesurer l’ampleur de cette transformation. « L’ex-décharge d’Akouédo, c’est 60 ans de traitement de déchets et 90 hectares entièrement réhabilités », a-t-il rappelé, soulignant l’importance environnementale du projet.
Surnommé « le nouveau poumon vert du Grand Abidjan », le parc urbain d’Akouédo abrite aujourd’hui plusieurs infrastructures : l’allée des Géants, une vaste plaine sportive, la Maison de l’Environnement, des zones forestières ainsi qu’une grande pelouse. Au total, 8 000 plants d’arbres et 70 000 arbustes y ont été mis en terre, donnant vie à un espace écologique d’envergure.
La visite s’est poursuivie à l’usine de cogénération située sur le site. Les journalistes y ont découvert le processus de captation, de traitement et de transformation du biogaz en électricité. L’énergie produite alimente à la fois le parc et le réseau national, tandis que les lixiviats sont dépollués sur place. Le guide du jour a détaillé les installations, notamment les tuyaux de traitement du biogaz, le canal de Mbadon ainsi que les 243 puits répartis sur le site.
À l’issue de la visite, Moussa Traoré, président de l’ONG Confrères Journalistes, a exprimé sa gratitude aux autorités et aux équipes techniques pour la réalisation de ce projet. D’anciens professionnels des médias, dont Issa Sangaré Yèrèsso, ont également salué cette initiative qui renforce la cohésion au sein de la corporation.
Capable d’accueillir jusqu’à 7 000 visiteurs, le parc urbain d’Akouédo poursuit plusieurs objectifs : sécuriser et réhabiliter l’ancien site d’enfouissement, transformer les déchets en ressources énergétiques, offrir un vaste espace vert et sportif, sensibiliser à la protection de l’environnement et proposer un lieu de détente et d’apprentissage.
Lancé en 2020, le chantier s’est achevé en 2024, après 55 mois de travaux.
R.K


