Komambo : après un vent dévastateur, l’église du village ouvre ses portes aux élèves sinistrés

Komambo, 13 février 2026 – Un vent d’une rare violence a frappé le village de Komambo, dans la sous-préfecture de Kouassi-Datékro, causant d’importants dégâts matériels et faisant deux blessés graves. L’école primaire publique, construite en 1975, figure parmi les principales infrastructures touchées.
Un bâtiment de l’établissement a été entièrement décoiffé, laissant apparaître des fissures préoccupantes. Le logement des enseignants n’a pas été épargné, son toit ayant également été arraché par la tempête. Le dispensaire récemment construit par le Conseil régional du Gontougo a subi le même sort.
Deux blessés graves évacués à Tanda
Le bilan humain fait état d’une élève de CE2 et du président du COGES grièvement blessés. Ils ont été évacués d’urgence à l’hôpital général de Tanda pour une prise en charge médicale.
Une lueur d’espoir : l’église devient salle de classe provisoire
Dans ce contexte difficile, une note d’espoir émerge. Un bâtiment de l’église du village a été mis à disposition pour accueillir provisoirement les élèves, afin d’assurer la continuité pédagogique.
Ce geste de solidarité illustre l’élan communautaire qui anime Komambo. Grâce à cette mobilisation, les enfants pourront poursuivre leur scolarité malgré les dégâts causés par les intempéries.
Au nom du directeur régional Ba Ousmane, M. Koné, Inspecteur de l’Enseignement préscolaire et primaire et chef de circonscription, accompagné du commandant de brigade de la gendarmerie, s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts et envisager des solutions rapides.
Parallèlement, une équipe technique du Conseil régional du Gontougo a été dépêchée pour évaluer les travaux nécessaires en vue de la réhabilitation des infrastructures touchées.
Solidarité et résilience
Si la tempête a laissé des traces visibles, la réaction rapide des autorités locales et la générosité de la communauté religieuse témoignent de la résilience du village. En attendant la reconstruction des bâtiments scolaires, l’essentiel est préservé : la continuité de l’éducation des enfants.
La communauté reste mobilisée et espère une intervention rapide pour réhabiliter les infrastructures endommagées, afin de garantir aux élèves un retour sécurisé dans leur école.
Vackis Fofana (Correspondant régional)


