Polluants toxiques : la Côte d’Ivoire renforce son arsenal de protection environnementale

Ph. DR

La Côte d’Ivoire a validé son Plan national de mise en œuvre actualisé de la Convention de Stockholm, marquant une étape décisive dans la lutte contre les polluants organiques persistants (POP), des substances chimiques parmi les plus dangereuses pour la santé humaine et l’environnement.

Réunis en atelier national à Jacqueville, du lundi 15 au mercredi 17 décembre 2025, les acteurs institutionnels, techniques et financiers ont entériné ce document stratégique qui constitue désormais la feuille de route nationale pour la gestion et l’élimination des POP.

Connus pour leur toxicité extrême et leur capacité à persister durablement dans l’environnement, les POP représentent une menace sérieuse pour les écosystèmes, les chaînes alimentaires et les populations. Représentant le ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Assahoré Konan Jacques, Kassé Arsène Kouakou a rappelé que ces substances sont à l’origine de pathologies graves, allant des atteintes irréversibles du système nerveux aux troubles de la reproduction et aux dysfonctionnements du système immunitaire.

Le plan d’actions triennal validé prévoit notamment l’examen approfondi des inventaires existants, l’identification des insuffisances et la définition claire des priorités d’intervention pour les trois prochaines années.

Les partenaires techniques et financiers, parmi lesquels le Centre régional des Conventions de Bâle et de Stockholm ainsi que le Fonds pour l’environnement mondial, ont salué la rigueur du processus et réaffirmé leur engagement à accompagner la Côte d’Ivoire dans la mise en œuvre effective de ce plan.

Coordonnés par le point focal national de la Convention de Stockholm, le Pr Gustave Bédi, les travaux ont permis de doter le pays d’un outil opérationnel conforme aux normes internationales, destiné à répondre plus efficacement aux risques sanitaires et environnementaux liés aux POP.

Cette avancée intervient dans un contexte préoccupant marqué par l’accumulation de déchets toxiques, notamment des stocks de pesticides périmés qui continuent de contaminer les sols, les ressources en eau et les productions agricoles. La mise en œuvre effective de ce plan apparaît ainsi comme un levier essentiel pour la protection durable de la santé des populations et de l’environnement en Côte d’Ivoire.

Roger Kassé

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