À l’OMC, la Côte d’Ivoire plaide pour un commerce plus juste au service du développement agricole

Lors de la 14e Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ouverte le 26 mars 2026 à Yaoundé (Cameroun), la délégation ivoirienne, portée par le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat Ibrahim Kalil Konaté, a défendu une vision ambitieuse : construire un système commercial plus équitable favorisant les agriculteurs et le développement.
« L’agriculture est un secteur vital pour les économies africaines. Il faut éliminer les pratiques qui faussent les échanges agricoles et pénalisent injustement les producteurs », a déclaré le ministre Konaté, appelant à centrer les réformes sur le développement afin de corriger les déséquilibres persistants.
La Côte d’Ivoire a souligné l’importance de garantir aux pays en développement et aux pays les moins avancés une marge de manœuvre politique suffisante pour leur transformation structurelle, l’accroissement de leur productivité et le renforcement de leur compétitivité.
Sur le commerce électronique — thème central de la conférence — la délégation ivoirienne a insisté sur la nécessité de répondre aux priorités des pays en développement : mobilisation des recettes fiscales, renforcement des capacités numériques et intégration dans l’écosystème numérique mondial. Le ministre s’est réjoui de l’initiative conjointe OMC‑Banque mondiale visant à faire du numérique un catalyseur du développement.
La Côte d’Ivoire a également exprimé son soutien à l’Accord sur la facilitation de l’investissement pour le Développement, qui, selon elle, pourra favoriser un environnement d’investissement plus transparent et attractif s’il est intégré dans le cadre juridique de l’OMC.
Plusieurs délégations, dont celles de l’Union européenne et de la Chine, ont appelé à l’unité pour préserver un système commercial multilatéral fondé sur des règles et à résister au protectionnisme. De nombreux pays ont rappelé l’importance de maintenir un traitement spécial accordant davantage de souplesse aux pays en développement.



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