Côte d’Ivoire : l’Unité de suivi de la taxonomie climatique lance officiellement ses activités

L’Unité de Travail chargée du Suivi de la Taxonomie et de la Divulgation (UTSTD) de la transition climatique de la Côte d’Ivoire a officiellement lancé ses activités à Abidjan-Cocody, à l’issue d’une session tenue du jeudi 9 au vendredi 10 avril 2026.
Créée au sein de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques (CNLCC), cette unité marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de financement et de gouvernance climatique.
Le secrétaire exécutif de la CNLCC, Alex Mayeul Lagaud, également conseiller technique du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, s’est réjoui de la mise en œuvre effective de la taxonomie climatique en Côte d’Ivoire.
Représentant Georges Koffi Bolamo, directeur de cabinet adjoint du Premier ministre et président du Comité de pilotage de la CNLCC, il a souligné l’importance de cet outil stratégique.
« La taxonomie de transition climatique constitue un référentiel essentiel pour distinguer les activités durables de transition bas carbone de celles à fort impact négatif. Elle représente un levier stratégique pour mobiliser les financements et limiter les risques de greenwashing (écoblanchiment). Cette unité a donc un rôle déterminant dans la mise en œuvre de ces outils », a-t-il déclaré.
La taxonomie est un système de classification permettant d’identifier les activités économiques qui contribuent réellement à la lutte contre les changements climatiques.
Pour Guillaume Vermeulen, chef du projet Transition Bas Carbone (TBC) à Expertise France, représentant le directeur pays, cet outil permettra d’orienter efficacement les investissements publics et privés vers des activités conformes aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adaptation climatique.
« L’enjeu, c’est de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur crédible sur les marchés internationaux, capable de mobiliser des financements verts à grande échelle. Il s’agit également d’engager une transformation structurelle de notre économie, en orientant les flux financiers vers des activités durables, résilientes et créatrices de valeur », a-t-il expliqué.
Inscrite dans le cadre des Contributions déterminées au niveau national (CDN), la taxonomie de transition climatique recense 202 activités réparties dans 12 secteurs, dont 180 activités vertes, 16 activités de transition et six activités rouges.
Ce cadre doit faciliter l’accès à la finance durable, notamment à travers les obligations vertes, les prêts climatiques et les financements internationaux.
Le dispositif est renforcé par la mise en place d’un cadre national de divulgation extra-financière. Celui-ci impose à certaines catégories d’entités — administrations publiques, entreprises cotées, grandes entreprises et autres structures significatives — la publication annuelle d’un rapport de durabilité aligné sur la taxonomie nationale.
L’objectif est de renforcer la transparence sur les risques climatiques, l’empreinte carbone ainsi que l’alignement des activités économiques avec les engagements climatiques de la Côte d’Ivoire.
Lenizi Mauhayet



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