FEMUA 18 : l’Afrique interpelle son avenir face à l’intelligence artificielle

L’ouverture officielle du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo, à l’INJS, a été marquée par une série d’interventions fortes autour du thème : « Intelligence artificielle : menace ou opportunité pour l’Afrique ? ». Au-delà de l’événement culturel, les discours ont révélé une prise de conscience collective sur les enjeux du numérique pour le continent.
Commissaire général du festival, Traoré Salif A’SALFO a donné le ton :
« L’intelligence artificielle peut écrire des discours, mais ne peut pas façonner nos destins. C’est à nous de les façonner ! » Une déclaration qui rappelle la responsabilité humaine face aux mutations technologiques.
La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a, pour sa part, mis en avant la dimension stratégique de la culture :
« À travers ce festival, la Côte d’Ivoire réaffirme son engagement à faire de la culture un pilier du développement durable. »
Présent à cette cérémonie, le ministre gabonais de la Jeunesse, des Sports et des Arts, Paul Ulrich Kessany, a lancé un appel direct à la jeunesse africaine :
« Apprenez à maîtriser l’intelligence artificielle. Faites qu’elle soit pour nous une opportunité et non une menace. »
Dans la même dynamique, le ministre ivoirien du Numérique, Djibril Ouattara, a insisté sur le rôle transformateur de l’IA :
« L’intelligence artificielle doit nous permettre de stimuler le développement. »
Clôturant cette série d’interventions, la présidente du Sénat, Kandia Kamissoko Camara, a élargi la portée du FEMUA :
« Le FEMUA est aujourd’hui bien plus qu’un festival : c’est une plateforme d’engagement citoyen et de promotion des valeurs africaines. »
Entre culture, innovation et réflexion stratégique, le FEMUA 18 s’impose ainsi comme un carrefour majeur où se dessine l’avenir numérique de l’Afrique.
Hermann N’Zarama



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