Salubrité : Amédé Koffi Kouakou donne 72 heures pour rétablir la collecte des déchets à Abidjan

Face aux perturbations observées ces derniers jours dans la collecte des déchets ménagers dans plusieurs communes du Grand Abidjan, le ministre de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité, Amédé Koffi Kouakou, a convoqué une réunion d’urgence avec l’ensemble des acteurs de la filière afin d’exiger un retour rapide à la normale.
Alors que des images de bacs débordants, de tas d’ordures aux carrefours et de rues envahies par les déchets circulent abondamment, le gouvernement a décidé d’agir sans délai pour restaurer la salubrité dans la capitale économique.
Selon une note du ministère, la rencontre a réuni les principales entreprises chargées de la collecte et du traitement des déchets, notamment Eco-Eburnie, Ecoti SA, Clean Eburnie ainsi que plusieurs structures sous-traitantes intervenant dans la chaîne opérationnelle.
« Dans trois jours, Abidjan doit redevenir propre »
Le message du ministre a été clair et ferme. Face aux difficultés constatées sur le terrain, Amédé Koffi Kouakou a fixé un objectif précis aux opérateurs.
« Dans trois jours, Abidjan doit redevenir propre », a-t-il insisté.
Pour atteindre cet objectif, plusieurs mesures immédiates ont été arrêtées. Les entreprises ont été instruites d’augmenter les rotations de collecte dans les communes les plus affectées et d’accélérer les travaux d’aménagement sur les différents sites de traitement des déchets.
Des espaces temporaires de stockage et de traitement devraient également être aménagés afin d’assurer la continuité des opérations pendant la réalisation de nouveaux casiers techniques destinés à accroître les capacités d’enfouissement.
Un coût élevé supporté par l’État
Au cours des échanges, le ministre a également rappelé l’ampleur des ressources mobilisées par l’État pour garantir la propreté urbaine.
« Les ordures coûtent extrêmement cher à la Côte d’Ivoire », a-t-il souligné.
Selon les données communiquées, le traitement complet d’une tonne de déchets, depuis la collecte jusqu’à l’enfouissement technique, représente environ 40 000 FCFA, entièrement pris en charge par les finances publiques.
Vers une modernisation du système de gestion des déchets
Au-delà de la gestion de cette situation ponctuelle, les autorités entendent engager une réflexion plus large sur le renforcement des infrastructures de traitement des déchets.
Le ministère envisage notamment la modernisation des centres d’enfouissement, l’augmentation des capacités de transfert ainsi que l’amélioration de l’ensemble de la chaîne logistique afin de répondre durablement à la croissance de la production de déchets dans le Grand Abidjan.
Cette mobilisation des pouvoirs publics vise à préserver le cadre de vie des populations et à garantir un environnement sain dans une métropole confrontée à une forte pression démographique et urbaine.
Mauhayet Lenizi



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