Transvasement illicite du gaz butane : le gouvernement renforce la lutte contre les fraudeurs

Le gouvernement ivoirien poursuit sa lutte contre le transvasement illicite du gaz butane, une pratique interdite qui met en danger les populations et détourne les subventions destinées aux ménages. La dernière opération menée par la Direction générale des hydrocarbures (DGH) a permis la saisie d’environ 1 300 bouteilles de gaz butane et d’une vingtaine de machines de transvasement à Bouaké, dans la nuit du 2 au 3 juillet 2026.
Conduite avec l’appui des autorités administratives et des forces de sécurité, cette intervention s’inscrit dans une vaste campagne de démantèlement des sites clandestins à travers le pays.
Depuis plusieurs mois, les opérations se multiplient dans des villes comme Daloa, Duékoué, Gagnoa, Man, Yamoussoukro, San Pedro, Soubré, Lakota et Divo. À Daloa, plus de 4 500 bouteilles de gaz et une vingtaine de machines avaient déjà été saisies en janvier 2026. En mai dernier, une autre opération à Soubré, Lakota et Divo avait permis la saisie de 1 500 bouteilles et d’une dizaine de machines.
Pour le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, cette lutte vise à mettre fin aux activités des fraudeurs qui détournent le gaz butane de sa vocation première. En effet, ce produit est subventionné par l’État afin de permettre aux ménages, notamment les plus modestes, d’y accéder à moindre coût.
Les autorités dénoncent également l’utilisation du gaz butane comme carburant pour certains véhicules ainsi que le transvasement du contenu des bouteilles B6 dans des bouteilles B12 destinées à la vente. Ces pratiques nuisent au pouvoir d’achat des consommateurs et compromettent les objectifs de la politique de subvention du gaz.
Au-delà de la fraude, le transvasement illégal constitue un véritable danger. Réalisé avec des équipements inadaptés, il expose les populations à des risques d’incendie et d’explosion.
Le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie invite les citoyens à dénoncer ces pratiques en appelant les numéros verts 1699 ou 101. Les personnes reconnues coupables encourent jusqu’à deux ans de prison, en plus des sanctions administratives prévues par la loi.
Lenizy Mauhayet avec CICG



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