Santé mère-enfant : la Côte d’Ivoire renforce la protection des mères et des nouveau-nés

La Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant à travers le renforcement des soins néonatals et de la prise en charge des complications liées à l’accouchement.
Dans le cadre de la lutte contre la mortalité néonatale, le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle a renforcé son dispositif des Soins Mère Kangourou (SMK).
Après l’ouverture de nouvelles unités à Bodo et Tiassalé en avril 2026, trois autres unités ont été inaugurées en juillet à Bouaké, Nimbo et Niakara. La Côte d’Ivoire dispose désormais d’un centre national de référence au CHU de Treichville et de 22 unités SMK réparties sur l’ensemble du territoire.
La méthode Kangourou repose notamment sur le contact peau à peau entre la mère et le nouveau-né, l’allaitement maternel exclusif et un accompagnement adapté. Elle permet d’améliorer les chances de survie des bébés prématurés et des nouveau-nés de faible poids.
Entre 2019 et 2025, 7 741 nourrissons ont été pris en charge, dont 7 053 survivants, soit un taux de survie de 91 %.
Une meilleure prise en charge de la fistule obstétricale
La lutte contre la fistule obstétricale constitue également un axe important de l’action sanitaire en Côte d’Ivoire.
À travers le Programme national de santé de la mère et de l’enfant (PNSME), le ministère a structuré une offre spécialisée avec sept centres fonctionnels à Man, Bouaké, Bondoukou, Korhogo, San Pedro, Gagnoa et Séguéla.
Selon les données disponibles, ces centres ont permis la prise en charge de nombreuses femmes souffrant de cette pathologie. Entre 2012 et 2017, 1 984 femmes ont été prises en charge, avec un taux global de guérison de 85 %.
Par ailleurs, en 2025, plus de 4 400 femmes avaient bénéficié d’une réparation médico-chirurgicale de fistule obstétricale.
À travers le renforcement des Soins Mère Kangourou et l’amélioration de la prise en charge de la fistule obstétricale, les autorités sanitaires ivoiriennes réaffirment leur volonté d’améliorer la survie des nouveau-nés, de prévenir les complications liées à l’accouchement et de garantir aux femmes et aux enfants un meilleur accès à des soins de qualité.
RK




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