Salubrité : l’ANAGED veut faire des médias des alliés du changement

Abidjan, 10 septembre 2026 – La bataille pour une Côte d’Ivoire plus propre ne se gagnera pas uniquement avec des camions, des bacs à ordures et des infrastructures. Elle passe aussi par un changement profond des comportements. C’est dans cette perspective que la directrice générale de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED), Saranh Ouattara, a appelé les journalistes, chroniqueurs, professionnels des médias et influenceurs à devenir de véritables alliés dans la sensibilisation des populations.
Lors d’une rencontre d’information et de mobilisation organisée jeudi à Abidjan, la directrice générale a souhaité poser les bases d’une collaboration durable avec les acteurs des médias, considérés comme des relais essentiels auprès de l’opinion publique.
« Votre présence ce matin me fait chaud au cœur parce qu’elle montre que la question de la salubrité n’est pas seulement limitée aux institutions et aux opérateurs de gestion des déchets. Vous en faites une question sociale », a déclaré Saranh Ouattara.
La bataille de la salubrité est aussi une bataille de conscience
La responsable de l’ANAGED a reconnu l’importance des moyens matériels et financiers nécessaires à la gestion des déchets. Mais pour elle, ces efforts resteront insuffisants sans une véritable évolution des comportements individuels et collectifs.
« Quels que soient les moyens qui seront déployés, la plus grande bataille est la bataille de la conscience, la bataille du changement de paradigme vis-à-vis des déchets », a-t-elle insisté.
L’objectif est notamment d’amener chaque citoyen à prendre conscience de sa responsabilité face aux déchets qu’il produit, afin que la salubrité devienne une affaire de tous et non la seule responsabilité des pouvoirs publics ou des opérateurs.
« Il faut que nous soyons alliés et qu’on puisse travailler ensemble pour que vous puissiez mieux relayer nos messages et faire mieux l’écho des préoccupations de l’agence », a-t-elle lancé aux professionnels présents.
Un prix pour encourager les meilleures productions
Pour renforcer cette dynamique, l’ANAGED prévoit également la création d’un prix destiné à récompenser les articles et chroniques ayant marqué les esprits sur les questions de salubrité et de gestion des déchets.
Cette initiative vise à encourager les professionnels des médias à consacrer davantage de contenus à la sensibilisation, à l’éducation citoyenne et à la promotion des bonnes pratiques en matière de propreté.
Saranh Ouattara a par ailleurs salué la mobilisation des participants, malgré le changement de date de la rencontre, estimant que leur présence témoignait déjà d’un intérêt important pour la cause de la salubrité.
Faire de la propreté une responsabilité collective
Pour la directrice générale, l’ambition ne consiste pas simplement à faire de la Côte d’Ivoire un pays où les déchets sont régulièrement collectés. Il s’agit surtout de construire une société dans laquelle chacun assume sa part de responsabilité.
« J’insiste sur le mot responsable des déchets qu’il produit », a-t-elle martelé.
L’ANAGED compte ainsi sur la puissance de diffusion des médias, des chroniqueurs et des influenceurs pour amplifier les messages de sensibilisation et accompagner durablement le changement des habitudes.
« Ce serait dommage que tous les efforts de développement déployés dans les routes et dans tous les secteurs soient accompagnés de comportements qui ne sont pas citoyens », a conclu Saranh Ouattara.
Hermann N’Zarama




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