1er Mai : les syndicats ivoiriens alertent sur la cherté de la vie

Abidjan, 1er mai 2026 – À l’occasion de la Fête du Travail, les organisations syndicales ivoiriennes ont dressé un tableau préoccupant des conditions de vie des travailleurs, marqué par la hausse continue des prix et des revendications sociales encore en attente.
Le Secrétaire général de la centrale Dignité, Élie Boga Dago a salué l’amélioration du dialogue social avec les autorités, tout en rappelant les principales attentes pour 2026, notamment la revalorisation du SMIG et du SMAG, la réduction du coût de la vie et la mise en place d’une retraite complémentaire pour le secteur privé.
De son côté, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire, Adouwetchi Assémian, a livré un message sans détour lors de son intervention à la Bourse du travail de Treichville. Il a dénoncé une situation socio-économique difficile, marquée par une flambée des prix des denrées de première nécessité, du logement, du transport ainsi que des services de base comme l’électricité et l’eau.

« Nous voulons des prix à la baisse. Ce n’est pas une exigence excessive, c’est une nécessité vitale », a-t-il insisté, appelant à des mesures urgentes pour restaurer le pouvoir d’achat des populations.
Le responsable syndical a également évoqué plusieurs dossiers sociaux en suspens, notamment la situation des agents de la SICOGI, des travailleurs des plantations d’État de Toumbokro et des ex-employés de COMIUM et GREEN, dont les revendications restent en attente depuis plusieurs années.
Revenant sur l’année 2025, qu’il a qualifiée de « particulièrement éprouvante » pour l’UGTCI, Adouwetchi Assémian a néanmoins réaffirmé l’engagement de sa centrale en faveur d’un syndicalisme responsable, fondé sur le dialogue, la concertation et la recherche de solutions durables.
Tout en saluant certaines avancées, notamment la réforme de la CNPS, il a appelé à l’unité et à la mobilisation des travailleurs. « L’heure n’est ni à la résignation, ni à la division, mais à la détermination », a-t-il lancé.
Dans un contexte de tensions liées au coût de la vie, les syndicats ivoiriens entendent ainsi maintenir la pression pour obtenir des réponses concrètes aux préoccupations des travailleurs.
Hermann N’Zarama



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