SNET 2026 : l’Enseignement technique à la conquête des régions

Après Abidjan, le Salon National de l’Enseignement Technique (SNET 2026) prend une nouvelle dimension avec son déploiement à l’intérieur du pays. La première édition décentralisée a été lancée, dimanche 9 août 2026, à Man, dans la région du Tonkpi, par le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, Jean-Louis Moulot.
Placée sous la présidence du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, la cérémonie a réuni plusieurs autorités administratives, politiques et éducatives, ainsi que des représentants des jeunes, des parents et du secteur privé.
Le choix de Man n’est pas fortuit. Pour Jean-Louis Moulot, la région du Tonkpi dispose d’un important potentiel dans les secteurs minier, agro-industriel, artisanal et touristique, qui nécessite une main-d’œuvre disposant de compétences techniques adaptées.
« Les métiers techniques ne sont pas des choix par défaut, mais de véritables métiers d’avenir », a insisté le ministre, appelant les jeunes à s’intéresser davantage à ces filières.
Former pour répondre aux besoins des territoires
À travers cette tournée, le ministère veut rapprocher les formations techniques des réalités économiques locales. L’objectif est de permettre aux jeunes de développer des compétences directement utiles aux entreprises et aux secteurs productifs de leur région.
Le gouvernement ambitionne ainsi de faire passer le taux d’orientation vers l’Enseignement technique de 6 % actuellement à 10 % d’ici 2030, puis à 15 % à l’horizon 2035.
Pour Jean-Louis Moulot, cette progression passe nécessairement par une meilleure valorisation des métiers techniques auprès des familles et des jeunes.
« Derrière chaque compétence technique se trouve une capacité à créer, à produire et à innover », a-t-il souligné, rappelant que les réformes engagées doivent permettre de proposer des formations davantage adaptées aux besoins de l’économie et de favoriser l’insertion professionnelle.
L’emploi au cœur de la réforme
Le ministre a également insisté sur la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les structures de formation, les entreprises et les acteurs de l’emploi. La participation du ministère de la Promotion de la Jeunesse à cette initiative traduit, selon lui, la volonté du gouvernement de construire des parcours de formation débouchant sur de véritables opportunités professionnelles.
Le SNET 2026 entend ainsi susciter des vocations, renforcer l’employabilité des jeunes et rapprocher les établissements de formation du secteur productif.
Après Man, cette dynamique décentralisée doit contribuer à installer durablement l’Enseignement technique comme un levier de développement des compétences, d’industrialisation et de transformation économique des territoires.
Lenizi Mauhayet




Aucun commentaire pour l'instant
Soyez le premier à réagir à cet article !
✏️ Écrire le premier commentaire