Cacao : Bruno Koné appelle à l’apaisement et à la responsabilité des acteurs

Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a appelé les acteurs de la filière café-cacao à la sérénité et à la responsabilité.
Il s’exprimait jeudi 3 septembre 2026 à Abidjan, lors de la cérémonie de clôture de la 10ᵉ édition des Journées nationales du cacao et du chocolat (JNCC).
Dans un contexte marqué par les interrogations autour du prix de la campagne cacao 2026-2027, le ministre a voulu rassurer les producteurs tout en appelant à privilégier le dialogue.
« Nous avons fait le choix de la vérité »
Dans un discours direct, Bruno Koné a réaffirmé la solidarité du Gouvernement avec les producteurs.
« Nous avons fait le choix de la vérité. Nous avons fait le choix de la responsabilité », a-t-il déclaré.
Pour le ministre, la priorité reste de préserver durablement les revenus des producteurs et de garantir la pérennité de la filière cacao.
Il a également insisté sur la nécessité d’expliquer davantage les mécanismes qui interviennent dans la fixation des prix.
« Nous devons, au niveau de la régulation et de l’administration, être plus pédagogues et surtout plus transparents », a-t-il souligné.
Les JNCC doivent aller au-delà du prix
Bruno Koné souhaite par ailleurs que les Journées nationales du cacao et du chocolat évoluent.
Selon lui, ce rendez-vous ne devrait plus être principalement associé à l’annonce du prix du cacao. Les JNCC doivent également devenir un espace de promotion du cacao ivoirien, de conquête de nouveaux marchés et de dialogue entre les différents acteurs de la filière.
Le ministre souhaite notamment que ces rencontres permettent de rechercher des solutions concrètes pour améliorer les conditions de vie de tous ceux qui participent à la chaîne de valeur du cacao.
Un appel au dialogue
Face aux débats suscités ces derniers jours par la question du prix, Bruno Koné a appelé les acteurs de la filière à éviter les tensions et à privilégier l’intérêt général.
« Notre secteur a besoin de sérénité et d’apaisement », a-t-il affirmé.
À travers cet appel, le Gouvernement veut maintenir le dialogue avec les producteurs et les autres acteurs de la filière, tout en poursuivant les efforts engagés pour assurer l’avenir du cacao ivoirien.
La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, reste ainsi confrontée à un double défi : préserver les revenus des producteurs tout en garantissant la solidité et la compétitivité de la filière sur les marchés internationaux.
RK




Aucun commentaire pour l'instant
Soyez le premier à réagir à cet article !
✏️ Écrire le premier commentaire