Droits des acteurs de l’audiovisuel : le Burida et le Synaac.ci renforcent la sensibilisation

Les acteurs du 7ème art ivoiriens veulent mieux comprendre leurs droits et les démarches à effectuer pour en assurer le suivi. Dans cette perspective, le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) et le Syndicat national des acteurs de l’audiovisuel et du cinéma de Côte d’Ivoire (Synaac.ci) ont poursuivi leurs échanges.
Une nouvelle rencontre s’est tenue jeudi 3 septembre 2026 au siège provisoire du Burida, après une première séance d’information organisée le 29 août au Centre des Actions culturelles d’Abobo.
La rencontre a notamment réuni le Directeur général adjoint du Burida, Akpatou Serges, et la Secrétaire générale du Synaac.ci, Eva Guéhi.
Mieux connaître ses droits

L’objectif de cette séance était d’expliquer aux responsables syndicaux les missions du Burida et les mécanismes de gestion des droits des interprètes dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel.
Parmi les sujets abordés, la déclaration des œuvres audiovisuelles occupait une place importante.
Le Burida a invité les comédiens à vérifier que leurs participations aux différentes œuvres sont correctement déclarées et qu’elles ne font pas l’objet de contestations. Cette démarche permet notamment de faciliter la prise en compte de leurs droits lorsque les œuvres sont exploitées.
Depuis deux ans, l’interprète peut lui-même initier la déclaration d’une œuvre audiovisuelle à laquelle il a participé. Une possibilité qui lui permet de mieux suivre ses œuvres et de contribuer à la prise en compte de ses droits.
L’importance du contrat
La question des contrats a également été au cœur des échanges.
Les représentants du Burida ont rappelé aux acteurs l’importance de bien lire les clauses des contrats avant leur signature, notamment celles concernant la cession des droits patrimoniaux.
Selon le Burida, les conditions prévues dans les contrats constituent un élément important dans la gestion des droits des interprètes, en complément des dispositions prévues par la loi.
Akpatou Serges a également expliqué que la gestion collective des droits voisins dans le secteur audiovisuel porte sur certains droits patrimoniaux, notamment ceux liés à la radiodiffusion et à certaines exploitations secondaires.
Il s’est notamment référé à l’article 92 de la loi n°2016-555 du 26 juillet 2016 relative au droit d’auteur et aux droits voisins.
Une nouvelle formation en préparation
Au terme des échanges, les responsables du Synaac.ci ont exprimé le souhait de poursuivre la sensibilisation des professionnels du cinéma.
Eva Guéhi a ainsi sollicité l’organisation d’une nouvelle session de formation destinée aux acteurs du secteur. Le Directeur général adjoint du Burida a donné un accord de principe à cette demande.
La date et le lieu de cette prochaine rencontre restent toutefois à déterminer.
À travers ces échanges, le Burida entend poursuivre son travail d’information auprès de ses sociétaires. Pour les comédiens, l’enjeu est surtout de mieux connaître leurs droits, de bien déclarer leurs œuvres et de suivre les démarches nécessaires pour en bénéficier.
Hermann N’Zarama avec FratMat




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