Filière poisson : Sidi Tiémoko Touré mise sur le privé pour renforcer l’offre

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sidi Tiémoko Touré, encourage les opérateurs privés à investir davantage dans le secteur de la pêche afin d’accroître l’offre de poisson sur le marché ivoirien, de limiter les spéculations sur les prix et de renforcer la souveraineté alimentaire. Il s’est exprimé le lundi 26 octobre 2026, à Abidjan-Plateau, lors de la troisième édition des « Grands Rendez-Vous » de l’Agence ivoirienne de presse (AIP).
Placée sous le thème « Économie animale et économie bleue : quelles stratégies pour renforcer la souveraineté alimentaire, créer des richesses et accélérer la transformation des filières locales ? », cette rencontre a permis au ministre de préciser les perspectives de développement de la pêche et le rôle attendu du secteur privé.
La pêche, un secteur à fort potentiel d’investissement
Pour Sidi Tiémoko Touré, le développement de la production halieutique passe notamment par une plus grande implication des entreprises privées. Il a rappelé que l’État a déjà engagé des investissements pour accompagner les acteurs du secteur, tout en soulignant que la production relève principalement de l’initiative privée.
« Ce n’est pas le rôle de l’État d’être présent dans le secteur productif », a-t-il déclaré, invitant les opérateurs économiques à saisir les opportunités existantes, notamment à travers l’acquisition de bateaux de pêche.
Le ministre a également encouragé les entreprises à tirer profit des mécanismes et des instruments mis en place par le gouvernement pour développer leurs activités. Cette dynamique devrait contribuer à accroître les capacités de production, à renforcer l’approvisionnement du marché national et à soutenir la transformation des filières locales.
Une concurrence saine pour mieux maîtriser les prix
Au-delà des investissements, le gouvernement entend veiller au respect des règles de concurrence dans un secteur qui nécessite des moyens financiers importants. L’objectif est de favoriser un environnement propice aux activités économiques et de contribuer à une meilleure régulation du marché.
Le ministre a ainsi exprimé sa confiance dans la coordination de l’action gouvernementale pour apporter des réponses aux difficultés liées à la formation des prix du poisson.
« Je sais que par la dynamique intergouvernementale, nous arriverons à trouver une réponse aux différentes problématiques liées aux spéculations », a-t-il affirmé.
Une réduction de 2 500 FCFA sur certains cartons de poisson
Cette volonté d’améliorer l’approvisionnement et l’accessibilité des produits halieutiques intervient dans un contexte de préoccupations concernant les prix pratiqués sur le marché ivoirien.
À l’issue d’une rencontre tenue le jeudi précédent entre le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, et des commerçants de poissons, une baisse de 2 500 FCFA a été obtenue sur les cartons de 20 kg de chinchard et de maquereau.
Cette mesure représente un pas vers une meilleure accessibilité de ces produits pour les ménages. À plus long terme, le renforcement des investissements privés dans la pêche pourrait contribuer à accroître l’offre nationale, à consolider les filières locales et à réduire les tensions sur les prix.
À travers cet appel au secteur privé, le gouvernement met en avant une orientation visant à faire de l’économie bleue un levier de création de richesses, de développement des activités productives et de renforcement de la souveraineté alimentaire en Côte d’Ivoire.
RK




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