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Bonne gouvernance : la Côte d’Ivoire accélère la protection des lanceurs d’alerte

La Côte d’Ivoire renforce son engagement en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance. Un atelier dédié à l’élaboration de l’avant-projet de loi et du guide sur les lanceurs d’alerte s’est ouvert ce mardi au siège de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance (HABG), sous la présidence de son président, Épiphane Zoro Bi Ballo.

Prévue jusqu’au 27 mars, cette rencontre d’envergure rassemble un large éventail d’acteurs publics et privés, parmi lesquels le Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, des administrations publiques, des organisations professionnelles, des représentants de la société civile ainsi que des partenaires techniques et des experts internationaux.

Cette initiative constitue une avancée majeure dans la lutte contre la corruption. Elle ambitionne de doter le pays d’un cadre juridique spécifique pour la protection des lanceurs d’alerte, un dispositif encore inexistant mais essentiel pour consolider les mécanismes de transparence.

Au-delà de l’aspect législatif, cette réforme s’inscrit dans une vision globale visant à améliorer la performance des institutions, renforcer la qualité de la dépense publique et consolider le climat des affaires.

En ouverture des travaux, l’expert-consultant Jimmy Kandé a présenté les enjeux et défis liés à la protection des lanceurs d’alerte, mettant en lumière les bonnes pratiques internationales et les mécanismes efficaces de protection.

Prenant la parole, le président de la HABG a souligné le rôle stratégique des lanceurs d’alerte dans la prévention et la détection des actes de corruption. Il a rappelé que la Côte d’Ivoire dispose déjà de plusieurs outils, notamment une ordonnance, une stratégie nationale et une plateforme de dénonciation, tout en reconnaissant la nécessité de renforcer leur efficacité.

Il a notamment relevé le décalage entre les dispositifs existants et la réalité du terrain. Si des mécanismes de protection sont prévus dans le cadre judiciaire, ils interviennent généralement après la saisine de la justice, alors que les signalements surviennent en amont, exposant les lanceurs d’alerte à des risques de représailles.

« La véritable question est de savoir ce qui protège concrètement le lanceur d’alerte dans l’exercice de son acte citoyen », a-t-il insisté.

À travers cet atelier, les autorités ivoiriennes entendent ainsi combler ce vide juridique en posant les bases d’un cadre légal et opérationnel solide, capable d’assurer une protection effective des lanceurs d’alerte et de renforcer durablement la lutte contre la corruption en Côte d’Ivoire.

LM

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