COP17 de la CNULCD : la Côte d’Ivoire veut mobiliser l’Afrique contre l’orpaillage illégal

À l’occasion de la 17e session de la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP17 de la CNULCD), qui se tient du 17 au 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, la Côte d’Ivoire entend renforcer la mobilisation africaine contre l’exploitation minière illégale et la dégradation des terres.
Conduite par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, la délégation ivoirienne porte à ce rendez-vous international une préoccupation majeure : la protection et la restauration des terres fortement affectées par les activités d’orpaillage illégal.
La restauration des terres au cœur de l’engagement ivoirien
La participation de la Côte d’Ivoire à cette COP17 s’inscrit dans la continuité de la COP15 d’Abidjan, organisée en 2022, qui avait placé la restauration des terres et la lutte contre la désertification au centre des discussions internationales.
Pour la Côte d’Ivoire, la lutte contre l’orpaillage illégal constitue désormais un enjeu environnemental majeur. Cette activité entraîne notamment la dégradation des sols et affecte les ressources en eau, compromettant durablement les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations.
Abou Bamba : « La préservation des terres nous intéresse »
À Oulan-Bator, le ministre Abou Bamba a rappelé l’importance de cette problématique pour la Côte d’Ivoire et pour le continent africain.
« En venant en Mongolie, ce qui nous intéresse, c’est la préservation des terres, parce que nous sommes confrontés à un sérieux problème de dégradation des terres du fait de l’orpaillage illégal. »
Selon le ministre, cette question demeure au cœur des préoccupations nationales jusqu’à la restauration effective des espaces dégradés et l’amélioration de la qualité des ressources naturelles.
Il a notamment insisté sur la nécessité de parvenir à des résultats visibles sur le terrain, avec des sols restaurés et des eaux débarrassées des effets de la pollution liée à l’exploitation clandestine des ressources minières.
Une mobilisation à l’échelle africaine
À travers sa participation à la COP17, la Côte d’Ivoire souhaite ainsi inscrire la lutte contre l’orpaillage illégal dans une dynamique de coopération africaine et internationale.
L’objectif est de favoriser le partage d’expériences, de renforcer les mécanismes de restauration des terres et de promouvoir des solutions durables face à la dégradation des écosystèmes.
Cette offensive diplomatique et environnementale traduit la volonté de la Côte d’Ivoire de faire de la restauration des terres et de la protection des ressources naturelles des priorités de son action environnementale, tout en plaidant pour une mobilisation accrue du continent contre les activités minières illégales.
Lenizi Mauhayet




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