🔍
FLASH INFO
EconomieAbidjan accueille la 12e Assemblée générale d’ID4AfricaEconomieTabac : la Côte d’Ivoire rend obligatoire le marquage fiscal des produitsEnvironnementClimat : la BOAD renforce son appui aux projets durables du cacao ivoirienSociétéTabaski 2026 : la Côte d’Ivoire mise sur sa production localeSociétéLe MENAET récompense l’excellence des jeunes fillesSociétéExamens scolaires : le ministère dément toute modification des pointsSociétéBondoukou : les anciens élèves offrent 630 tables-bancs aux lycées modernesSociétéHadj 2026 : les premiers pèlerins ivoiriens arrivent à MédinePortraitIbrahime Coulibaly-Kuibiert, du pilotage électoral à la tête du Conseil d’ÉtatSociétéÉducation nationale : N’Guessan Koffi engage la réforme pour une école attractiveSociétéEntomologie : Yamoussoukro au cœur des solutions scientifiques durablesMonde du TravailLa Côte d’Ivoire ratifie la Convention 190 contre le harcèlement au travailEconomieCacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana renforcent leur coopération stratégiqueEconomieAbidjan accueille la 12e Assemblée générale d’ID4AfricaEconomieTabac : la Côte d’Ivoire rend obligatoire le marquage fiscal des produitsEnvironnementClimat : la BOAD renforce son appui aux projets durables du cacao ivoirienSociétéTabaski 2026 : la Côte d’Ivoire mise sur sa production localeSociétéLe MENAET récompense l’excellence des jeunes fillesSociétéExamens scolaires : le ministère dément toute modification des pointsSociétéBondoukou : les anciens élèves offrent 630 tables-bancs aux lycées modernesSociétéHadj 2026 : les premiers pèlerins ivoiriens arrivent à MédinePortraitIbrahime Coulibaly-Kuibiert, du pilotage électoral à la tête du Conseil d’ÉtatSociétéÉducation nationale : N’Guessan Koffi engage la réforme pour une école attractiveSociétéEntomologie : Yamoussoukro au cœur des solutions scientifiques durablesMonde du TravailLa Côte d’Ivoire ratifie la Convention 190 contre le harcèlement au travailEconomieCacao : la Côte d’Ivoire et le Ghana renforcent leur coopération stratégique

Éducation en Côte d’Ivoire : une étude révèle les limites persistantes du leadership scolaire au primaire et propose des solutions

Abidjan – Malgré des avancées notables dans l’encadrement pédagogique des écoles primaires, le leadership scolaire en Côte d’Ivoire continue de faire face à plusieurs obstacles structurels. C’est l’un des principaux constats du rapport issu de la série « Pleins Feux 2025 » de l’Union africaine et du Rapport de suivi mondial de l’éducation (GEM), en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation.

Le document a été officiellement présenté jeudi 9 avril à Abidjan, lors d’une rencontre consacrée à l’achèvement de l’éducation de base et aux apprentissages fondamentaux en Afrique, avec un focus particulier sur le rôle des directeurs d’école.

À cette occasion, le ministre N’Guessan Koffi a insisté sur l’importance stratégique du leadership scolaire dans la réforme du système éducatif.

« Les rapports mettent en évidence une dimension essentielle de la réforme éducative : le leadership au service des apprentissages fondamentaux. Ils soulignent également les défis auxquels sont confrontés les responsables de proximité, en particulier les directeurs d’école », a déclaré le ministre.

Pour lui, ce rapport constitue un appel à l’action.

« Il nous invite à repenser nos approches, à renforcer la gouvernance et à consolider les partenariats entre États, organisations internationales et société civile. Un enfant qui ne maîtrise pas la lecture et l’écriture à la fin du primaire est un citoyen dont le potentiel reste inexploité, avec des conséquences pour toute la société », a ajouté N’Guessan Koffi.

Le directeur d’école au cœur des apprentissages

Consacrée aux apprentissages fondamentaux dans les premières classes, notamment le CP1, CP2 et CE1, l’étude s’appuie sur une enquête quantitative menée dans les écoles, une revue documentaire ainsi que des entretiens avec plusieurs acteurs du système éducatif, dont les DRENA, IEPP et CPPP.

Le rapport met en lumière des progrès importants dans la reconnaissance du rôle pédagogique des directeurs d’école.

Les récents arrêtés ministériels ont renforcé leur statut de leaders pédagogiques, avec une implication plus affirmée dans le suivi des acquis scolaires et l’accompagnement des enseignants.

Dans plusieurs établissements, des mécanismes structurés de soutien pédagogique sont déjà opérationnels.

Des insuffisances persistantes

Mais au-delà de ces avancées, l’étude révèle plusieurs limites majeures.

Première faiblesse : les missions pédagogiques du directeur d’école restent encore insuffisamment définies dans les référentiels actuels.

À cela s’ajoute une préparation jugée insuffisante à la fonction.

Selon le rapport, 42 % des directeurs interrogés n’ont bénéficié d’aucune formation initiale avant leur prise de fonction.

Plus préoccupant encore, 83 % de ceux ayant reçu une formation l’ont suivie après leur nomination, souvent sur une durée d’une semaine seulement.

Les dispositifs de formation continue restent également très limités.

Une surcharge de travail qui réduit l’efficacité

L’étude pointe également la charge de travail particulièrement lourde des directeurs.

En effet, 93 % d’entre eux assurent eux-mêmes des heures d’enseignement, avec une moyenne de 33 heures par semaine.

Une situation qui réduit fortement le temps consacré aux tâches de supervision pédagogique, de gestion administrative et d’encadrement des enseignants.

Pour les auteurs, cette surcharge constitue l’un des principaux freins à un leadership scolaire efficace.

Un accompagnement institutionnel encore faible

Le rapport relève aussi les limites du soutien apporté par les structures déconcentrées.

Près de 48 % des directeurs déclarent recevoir moins d’une visite d’inspection par an, une situation encore plus marquée dans les zones rurales ou difficiles d’accès.

Cette faible fréquence s’explique notamment par le nombre élevé d’écoles suivies par les inspecteurs et conseillers pédagogiques.

Des COGES peu tournés vers la pédagogie

Autre limite relevée : le fonctionnement des Comités de Gestion des Établissements Scolaires (COGES).

Bien que présents dans toutes les écoles enquêtées, ces comités restent davantage centrés sur les questions d’infrastructures, de budget et de discipline.

Les enjeux liés aux apprentissages fondamentaux y sont encore peu abordés.

Le rapport souligne également que, dans 30 % des cas, le directeur n’est pas membre du COGES, alors qu’il devrait en être vice-président de droit.

Sept pistes pour renforcer le leadership scolaire

Face à ces constats, l’étude formule sept recommandations majeures :

  • renforcer les mécanismes d’amélioration continue du système éducatif ;
  • clarifier les missions pédagogiques des directeurs ;
  • améliorer les outils et ressources ;
  • revoir le processus de recrutement ;
  • soutenir la formation continue ;
  • renforcer la présence des inspecteurs ;
  • promouvoir un leadership plus inclusif et partagé.

Pour les auteurs, le directeur d’école demeure un acteur clé de la qualité de l’enseignement primaire.

Mais sans un meilleur accompagnement, une clarification de ses missions et une réduction de sa charge de travail, son impact sur les apprentissages fondamentaux restera limité.

💬

Réactions & Commentaires

Partagez votre avis sur cet article

Laisser un commentaire

ℹ️ Votre commentaire doit être constructif et respectueux. Les commentaires offensants ou hors-sujet seront supprimés. Les champs marqués * sont obligatoires.
0 / 2000

💭

Aucun commentaire pour l'instant

Soyez le premier à réagir à cet article !

✏️ Écrire le premier commentaire
Retour en haut