Foncier rural : la Côte d’Ivoire franchit le cap des 68 000 certificats fonciers

Une nette progression de la sécurisation foncière
La Côte d’Ivoire a enregistré d’importants progrès dans la sécurisation du foncier rural. Le pays compte désormais 68 000 certificats fonciers délivrés, contre seulement 4 000 en 2017, a annoncé le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, lundi 5 octobre 2026, à l’ouverture de la première édition des Journées foncières d’Abidjan.
Selon le ministre, ces résultats témoignent des avancées réalisées depuis la mise en place de l’Agence foncière rurale (AFOR), chargée d’accompagner la sécurisation des droits fonciers en milieu rural.
« En 2017, notre pays ne comptait que 284 villages délimités et bornés, 4 000 certificats fonciers délivrés et aucun contrat agraire signé. À ce jour, 5 786 villages ont été délimités et bornés, 68 000 certificats fonciers délivrés et 86 447 contrats agraires signés », a déclaré Bruno Nabagné Koné.
5 786 villages désormais délimités et bornés
La progression concerne également la délimitation des villages. Alors que 284 villages étaient délimités et bornés en 2017, leur nombre atteint désormais 5 786.
Cette évolution s’accompagne d’une accélération de la formalisation des relations entre propriétaires et exploitants agricoles. Le nombre de contrats agraires signés s’élève aujourd’hui à 86 447, alors qu’aucun contrat n’était enregistré en 2017, selon les chiffres communiqués lors des Journées foncières d’Abidjan.
Pour le gouvernement, la sécurisation foncière constitue un enjeu majeur pour prévenir les conflits, renforcer la confiance des acteurs et favoriser les investissements dans le secteur agricole.
Un chantier de grande ampleur
Malgré les avancées enregistrées, le chantier reste considérable. Le foncier rural ivoirien représente environ 23 millions d’hectares à sécuriser, avec près de 9 000 localités à délimiter.
Le pays doit également poursuivre ses efforts pour atteindre l’objectif d’environ 1,5 million de certificats fonciers et formaliser autant de contrats agraires.
Bruno Nabagné Koné a ainsi réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de la sécurisation foncière l’un des piliers de la cohésion sociale, de la modernisation de l’agriculture et du développement territorial.
Le foncier au cœur de la paix et du développement
Au-delà des chiffres, les Journées foncières d’Abidjan mettent en avant la dimension économique et sociale de la gestion de la terre.
Pendant trois jours, plus de 2 000 participants venus de plusieurs pays échangent sur les moyens de favoriser un accès plus équitable à la terre et d’améliorer son utilisation, dans une perspective de paix sociale, d’investissement et de développement durable.
Le rendez-vous panafricain est placé sous le thème : « La sécurisation foncière : un facteur de cohésion sociale et un levier pour l’investissement productif, la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que le développement durable ».
Le Sénégal partage son expérience
Une journée entière est consacrée au Sénégal, pays invité d’honneur de cette première édition. Sa délégation partage son expérience dans les domaines de l’administration foncière, du cadastre et de l’inclusion sociale.
Cette rencontre doit ainsi favoriser le partage d’expériences entre pays africains et contribuer à l’émergence de solutions adaptées aux défis liés à la sécurisation et à la gouvernance du foncier.
Avec 68 000 certificats fonciers délivrés, contre 4 000 en 2017, la Côte d’Ivoire affiche une progression importante. Les autorités entendent désormais poursuivre cette dynamique afin de sécuriser davantage les droits fonciers et de faire de la terre un véritable levier de paix, d’investissement et de développement durable.
RK




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