Kpandji veut contribuer à bâtir une véritable industrie automobile ivoirienne

Faire de l’automobile un véritable secteur industriel en Côte d’Ivoire. C’est l’ambition affichée par le fondateur de la marque de véhicules Kpandji, M. Kouamé N’Dah qui plaide pour la mise en place d’une politique nationale capable d’accompagner les entreprises ivoiriennes évoluant dans ce domaine.
Au cours d’un entretien accordé samedi 5 septembre 2026 à l’AIP, à Sassandra, l’entrepreneur a expliqué que la création de Kpandji est née d’une volonté de répondre aux difficultés rencontrées par de nombreux Ivoiriens pour accéder à un véhicule.
« J’ai opté pour le changement, d’où la création de ma marque de véhicule », a-t-il expliqué, estimant que l’objectif est notamment de démystifier l’automobile et de faciliter l’accès des populations aux véhicules.
Kpandji mise sur la fabrication locale
Le projet, selon son promoteur, évolue favorablement malgré un environnement encore en construction. Il estime que l’adoption d’une politique automobile nationale pourrait permettre aux entreprises du secteur de bénéficier d’un cadre plus adapté à leurs activités.
Il salue ainsi les travaux engagés par les autorités autour de la Politique automobile de Côte d’Ivoire (PACI), qu’il considère comme une étape importante pour structurer davantage l’industrie automobile nationale.
Pour l’entrepreneur, cette politique devrait également permettre à la Côte d’Ivoire de mieux se positionner dans la sous-région et au-delà du continent africain.
Des véhicules fabriqués en Côte d’Ivoire
L’une des particularités mises en avant par le fondateur de Kpandji réside dans la fabrication locale des véhicules. Il souligne que la marque travaille avec une équipe de technocrates ivoiriens et entend démontrer que la Côte d’Ivoire dispose de compétences capables de participer à la production automobile.
« Les jugements de valeur visant à dénigrer les produits nationaux doivent absolument cesser », plaide-t-il, mettant en avant trois éléments : la qualité, la sécurité et la disponibilité des pièces de rechange.
Une politique automobile pour réduire les coûts
La question du prix reste cependant un enjeu majeur. Le promoteur de Kpandji estime que le coût des véhicules doit être apprécié en fonction de leur gamme et de leurs caractéristiques.
Il explique également que l’absence, jusqu’à présent, d’un cadre spécifique à l’industrie automobile entraîne une importante charge fiscale pour les entreprises du secteur.
Selon lui, la mise en œuvre d’une politique automobile adaptée pourrait permettre aux fabricants locaux de bénéficier de certains avantages et, à terme, contribuer à une baisse importante du prix des véhicules au bénéfice des consommateurs ivoiriens.
Une usine de composants prévue à Bouaké
L’ambition de Kpandji ne s’arrête pas à l’assemblage des véhicules. Le promoteur annonce la construction, dans les prochaines années, d’une usine de fabrication de composants automobiles dans le département de Bouaké, sa région d’origine.
Actuellement, les composants utilisés par la marque sont entièrement importés. Or, rappelle-t-il, un véhicule compte entre 20 000 et 30 000 composants.
La création d’une unité industrielle locale doit donc permettre de produire progressivement certains de ces éléments en Côte d’Ivoire. Le projet devrait également contribuer à la création d’emplois et à la réduction du chômage dans les villages.
Un appel à la confiance de la diaspora
Le fondateur de Kpandji lance enfin un appel à la diaspora ivoirienne. Il invite ses compatriotes à faire confiance au savoir-faire national et à soutenir les initiatives locales.
Pour lui, acheter un véhicule fabriqué en Côte d’Ivoire ne constitue pas seulement un acte de consommation. C’est aussi une manière de participer au développement de l’économie nationale et à l’émergence d’une véritable industrie automobile ivoirienne.
Lenizi Mauhayet avec AIP




Aucun commentaire pour l'instant
Soyez le premier à réagir à cet article !
✏️ Écrire le premier commentaire